Sommaire :

6.1. Obstacle n°1 : l’ozone stratosphérique
6.2. Dans la troposphère : absorption par nuages, vapeur d’eau, et CO2
6.3. Solde parvenant à la surface de la Terre
6.4. Il en manque

Cet article a 9 commentaires

  1. Stef

    Bonjour,
    Ce commentaire porte sur le contenu de la section 6.5 de votre livre (pages 31-33). Vous y affirmez ceci :

    De même, dans l’atmosphère, ce mécanisme est un non-sens physique :- en radiatif, les flux thermiques vont exclusivement du plus chaud au plus froid : pour réchauffer la surfaceterrestre, il faudrait donc que les « gaz à effet de serre » de l’atmosphère soient à une température supérieure àcelle du sol, et donc que :…

    C’est tout simplement faux ! Lorsqu’on met 2 corps A et B à des températures différentes en présence, chacun va absorber une partie du rayonnement thermique émis par l’autre. Les flux vont dans les deux sens, de A vers B, et de B vers A. Physiquement, il ne saurait en être autrement : rien ne peut empêcher qu’un photon émis par le corps le plus froid d’être absorbé par le corps le plus chaud. Et cela n’enfreint pas les lois de la thermodynamique, car dans l’ensemble, quand on fait un bilan des flux, on trouvera que le flux NET d’énergie va bien du corps le plus chaud vers le plus froid. Cela est enseigné dans toutes les écoles d’ingénieurs et les bacheliers scientifiques. Voici un cours donné au MIT : https://web.mit.edu/16.unified/www/FALL/thermodynamics/notes/node137.html
    Si ce que vous affirmez était vrai, alors plein d’appareils de la vie de tous les jours ne seraient pas sensés fonctionner : fours à micro-ondes, récepteurs radio, télécommandes, etc. Et on pourrait encore moins mesurer le fond diffus cosmologique à environ 3K !
    Votre persistence à vouloir nier l’effet de serre radiatif vous conduit à défendre des raisonnements physiquement faux, qui ne feront que jeter le discrédit sur la communauté déjà malmenées des climato-réalistes !
    Pour reprendre Roy Spencer qui est, avec son collègue Christy, l’auteur des relevés UAH de températures :

    There are some very good arguments for being skeptical of global warming predictions. But the proliferation of bad arguments is becoming almost dizzying.
    I understand and appreciate that many of the things we think we know in science end up being wrong. I get that. But some of the alternative explanations I’m seeing border on the ludicrous.
    […]
    1. THERE IS NO GREENHOUSE EFFECT. Despite the fact that downwelling IR from the sky can be measured, and amounts to a level (~300 W/m2) that can be scarcely be ignored; the neglect of which would totally screw up weather forecast model runs if it was not included; and would lead to VERY cold nights if it didn’t exist; and can be easily measured directly with a handheld IR thermometer pointed at the sky (because an IR thermometer measures the IR-induced temperature change of the surface of a thermopile, QED)… Please stop the “no greenhouse effect” stuff. It’s making us skeptics look bad. I’ve blogged on this numerous times…maybe start here.

    Source : https://www.drroyspencer.com/2014/04/skeptical-arguments-that-dont-hold-water/
    Ne perdez pas de vue que les températures UAH (dont on peut voir un graphique dans votre livre) sont obtenues à partir d’une analyse spectrale des mesures de rayonnement infra-rouge émis par la terre vers l’espace, et que les algorithmes mis en oeuvre pour en tirer des températures font intervenir une modélisation de l’effet de serre radiatif. En toute logique, si vous présentez des relevés de températures par satellite dans votre livre, cela signifie implicitement que vous validez l’effet de serre radiatif. Soyez cohérent !
    Enfin, vous ne pouvez pas nier les faits : le rayonnement de l’atmosphère vers la Terre est OBSERVABLE, MESURABLE ! Vous trouverez ici, par exemple, une présentation des unités AERI de l’Université du Wisconsin, qui permettent d’analyser en fréquence ce rayonnement aux « 4 coins » de la planète : https://www.ssec.wisc.edu/aeri/ Les spectres obtenus ne laissent que peu de doutes sur la réalité de l’existence du DLR ou back-radiation, et sur le rôle joué par les gaz à effet de serre dans ce rayonnement. On peut voir un exemple de ces spectres ici :
    https://geosciencebigpicture.files.wordpress.com/2016/02/nauru-barrow-looking-up-annotated.png
    Cordialement

    1. Jacques-Marie Moranne

      Bonjour, je m’excuse pour cette réponse un peu tardive, mais la notification de votre commentaire avait abouti en spams pour des raisons que j’ignore.
      Je vous cite : « …quand on fait un bilan des flux, on trouvera que le flux NET d’énergie va bien du corps le plus chaud vers le plus froid. »
      Je ne dis pas autre chose : les deux milieux rayonnent, effectivement, mais le transfert de chaleur (ou d’énergie si vous préférez), lui, ne va que du plus chaud au plus froid.
      Je ne nie pas l' »effet de serre », mais il en existe tellement d’interprétations différentes, ne serait-ce qu’entre l’ENS (https://planet-terre.ens-lyon.fr/article/explication-effet-deserre.xml) et le CNRS ((http://www.lmd.jussieu.fr/~jldufres/IUFM_Creteil/Dufresne_bil_serre_terre.pdf), qu’on ne sait pas exactement de quoi on parle (voir ma fiche thématique : https://laphysiqueduclimat.fr/wp-content/uploads/2020/08/R%C3%A9tro-rayonnement_A.pdf) : c’est pour cela que je préfère repartir des fondamentaux physiques.

  2. Y.Courtieu

    Bonjour,
    Ce commentaire porte sur une partie de la toute première page de votre livre, je la cite :
    « La surface du sol terrestre rayonne dans une gamme d’ondes (les infra-rouges dits « lointains » ou « thermiques ») oùl’air, jusqu’à plusieurs milliers de mètres d’altitude, est presque totalement opacifié par les bandes d’absorption duCO 2 et surtout de la vapeur d’eau.Cette opacité empêche la surface de la Terre de restituer par rayonnement toute l’énergie qu’elle reçoit, et il se créedonc un déséquilibre radiatif : la surface de la Terre reçoit plus qu’elle ne peut renvoyer, et donc s’échauffe. »
    Si la vapeur d’eau et le CO2 ont ainsi pour effet d’opacifier l’air, pour employer votre expression, ceci n’est-il pas tout aussi valable pour le rayonnement infrarouge entrant, c’est-à-dire pour le rayonnement infrarouge en provenance du soleil, que pour le rayonnement infrarouge sortant ?
    Il me semble que le rayonnement entrant en provenance du soleil devrait être diminué par la présence de l’eau et du CO2.
    Si ceci est vrai, ne pouvons-nous en conclure que comme la terre reçoit moins, elle a aussi moins d’énergie à restituer pour préserver son équilibre radiatif ?
    Si je dis une bêtise, merci de m’expliquer en quoi ceci est une bêtise ?
    Cordialement,
    Yves Courtieu

    1. Jacques-Marie Moranne

      Bien sûr, les infra-rouges solaires sont aussi bien arrêtés que les infra-rouges terrestres, mais ils représentent une part négligeable de l’énergie reçue du soleil : moins de 1/1000, si on regarde la courbe jaune du diagramme du § 3.1 aux alentours de 15 microns (bande du CO2). Et ils font partie de la part de rayonnement solaire absorbée par l’atmosphère, qui fait que la surface de la Terre ne reçoit que 160 W/m2 (environ), sur les 240 reçus en haut de l’atmosphère.

  3. Y.Courtieu

    D’accord,
    Votre réponse est claire, je vous remercie.Elle m »incite, même si cela ne représente que 1/1000ème de la puissance incidente, à faire le calcul, parce que à l’arrivée, il est question de seulement quelques W/m² pour les hausses de température qui seraient dues au CO2 et ici  1/1000ème de ~ 1000 W/m² entrant cela fait quand même ~ 1 W/m² à décompter.Négligeable totalement ?  A voir…

    1. Jacques-Marie Moranne

      Une fois déduits l’albédo et l’énergie absorbée par l’atmosphère (environ 80 W/m2 : stratosphère, nuages, vapeur d’eau contenue dans l’atmosphère (surtout : bandes d’absorption entre 1 et 4 µm),
      et CO2 (bandes d’absorption à 2,7 et 4,3 µm)), il n’y a guère que 160 W/m2 (en moyenne) qui arrivent à la surface du sol (et non pas 1000).
      1/1000 ferait donc de l’ordre de 0,16 W/m2.
      Bien sûr, on peut regarder plus dans le détail, mais vraiment, à mon sens, ça n’en vaut pas la peine.

  4. Y.Courtieu

    C’est possible que cela n’en vaille pas la peine. Je préfère m’en assurer.
    Le CO2 évoqué n’est pas à la surface du sol et donc pourquoi prendre 1/1000ème des 160 W/m² qui arrivent au sol ?
    La constante solaire c’est 1368 W/m². Combien de W/m² arriventt-ils en haut de la troposphère ?

    1. Jacques-Marie Moranne

      La surface de la Terre est égale à 4 fois celle d’un disque de même rayon ; il y a donc lieu de diviser la constante solaire par 4 pour obtenir l’irradiance terrestre : on obtient 342 W/m2, dont il faut ensuite déduire l’albédo, qui est de l’irradiance réfléchie (sans aucun impact climatique) : on arrive ainsi à 240 efficaces en haut de l’atmosphère, qui en absorbe elle-même environ 1/3 : restent 160 qui arrivent à la surface du sol.

  5. Y.Courtieu

    Bonjour,
    Vous avez sans doute raison. Une question cependant :Pourquoi appliquer le 1/1000ème à ce qui arrive au sol ??? Le CO2 n’est pas au sol.
    D’autre part, les rayonnements solaires interceptés par les gaz à effet de serre se montent, d’après cette nouvelle réponse et si j’ai bien compris, à 80 W/m² au total et non à 1/1000ème seulement de la puissance du soleil. Ces 1/1000ème correspondent à la seule bande du CO2.
    Ce que j’ignorai sans doute, ou ce que j’avais mal réalisé, c’est que ces 80 W/m² étaient déjà déduits dans les calculs aboutissant au chiffre de 160 W/m² qui atteignent le sol. J’en prends bonne note.

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